De l’ambition pour la jeunesse !

A l’approche de l’élection présidentielle, on semble redécouvrir la jeunesse et la nécessité d’agir pour elle. Véritable ambition ou simple cible électorale selon les programmes, elle est largement courtisée ! Une chose est sûre, la situation économique délicate que l’on traverse contraint nos jeunes à subir une difficile entrée sur le marché du travail. Le prochain quinquennat devra, quel que soit le résultat de la consultation électorale du printemps prochain, voir l’intensification des mesures de soutien et des réformes structurelles en faveur de notre jeunesse.

Dans ma commune et sur le territoire de Sénart, la jeunesse, c’est une réalité au quotidien ! Avec plus d’un tiers de la population qui a moins de 20 ans, notre ville nouvelle dispose d’une source de dynamisme qu’il faut pleinement “exploiter”, pour susciter de l’activité et offrir aux jeunes habitants – comme aux autres – un avenir serein, tranquille et durable.

Depuis quelques mois, j’ai pu largement dialoguer avec notre jeunesse locale, pour me faire une idée sur leur vie au quotidien, leurs difficultés et leurs attentes. J’ai notamment eu l’opportunité d’organiser et de participer à des débats politiques autour de jeunes militants de tous horizons politiques (débat sur la l’importance de s’engager en juillet 2010 , débat autour de jeunes responsables politiques en janvier 2011, rencontres avec des jeunes membres d’associations jeunesse).

Voici quelques propositions pour lesquelles je me mobiliserai, à mon humble niveau, pour l’avenir de notre jeunesse.

Priorité à l’éducation et à la formation des jeunes !

Après les efforts importants accomplis par le gouvernement depuis 2007 pour moderniser l’enseignement supérieur, l’éducation devra être une priorité nationale du prochain quinquennat. La droite et la gauche partagent d’ailleurs largement cette idée, mais diffèrent sur les façons d’agir. En matière d’éducation, la principale proposition du candidat socialiste est d’embaucher 60 000 enseignants s’il est élu.

Pour ma part, je considère que le redressement de notre système éducatif ne doit pas se résumer à la question des moyens. Lorsque l’on regarde les chiffres, on voit bien d’ailleurs que ce raisonnement cantonné aux moyens financiers et de personnels ne résoudra rien : depuis le début des années 1980, ce sont près de 60 milliards d’euros qui ont été mis au service de l’Education nationale – quand le nombre d’élèves diminuait de 600 000. La situation scolaire s’est-elle améliorée pour autant ? Non ! Elle s’est au contraire largement dégradée. Ne revendiquer que le maintien des personnels en place est très réducteur. La véritable réforme à mener doit concerner la façon dont ces moyens sont employés au service de l’éducation, c’est-à-dire de nos enfants !

Il faut commencer par l’élément fondamental de départ qui conditionne ensuite l’insertion des jeunes dans notre société : la maîtrise des savoirs fondamentaux. Les chiffres montrent désormais que près de 30% des jeunes qui sortent du lycée (soit plus de 200 000 jeunes chaque année) ne savent pas lire ni écrire correctement. C’est le constat qui est fait lors des journées d’appel de préparation à la défense (JAPD). Comment s’insérer professionnellement dans ces conditions, alors que cela devrait être un acquis à l’entrée au collège ?

La maîtrise des savoirs fondamentaux (affichée pourtant comme l’objet de nombreuses réformes depuis près de 20 ans) devra véritablement être mise en oeuvre. Elle inclut la maîtrise de la lecture, de l’écriture, de la langue et des mathématiques, mais aussi un socle commun autour de l’histoire et de la géographie de notre pays. Elle suppose une évaluation plus précise de chaque élève à l’école primaire afin de pouvoir repérer dès ce niveau les élèves qui présentent des difficultés.

Ce n’est que si ce rôle dévolu à l’école primaire est rempli que l’on pourra envisager de réformer le collège dans le but d’en faire notamment un outil de sensibilisation au monde professionnel, à travers la valorisation de l’apprentissage et de l’enseignement professionnel. Des classes spécifiques devraient, au collège, permettre aux jeunes qui le souhaitent d’entrer en apprentissage dès 14 ans, afin de réduire le nombre d’élèves quittant le système scolaire sans diplôme.

Favoriser l’accès à l’emploi et promouvoir la création d’entreprise

La jeunesse, c’est aussi l’avenir de nos territoires ! Si l’on veut que nos territoires – et je pense en particulier à Sénart – soient demain des lieux d’activité économique, il faut donner aux jeunes diplômés les moyens et l’envie de s’y installer, d’y investir, d’y travailler.

Je souhaite que l’on facilite l’accès à l’emploi et la création d’entreprises. Notre activité économique des trente années à venir dépend pour beaucoup de la capacité qu’aura notre pays à faire émerger des PME innovantes et viables. C’est pourquoi il faut que davantage de jeunes deviennent les créateurs de leur propre emploi, par le lancement de leur entreprise. Les 16-25 ans doivent être davantage sensibiliser à la création d’entreprise et à l’entreprenariat, au sein même du système éducatif, par le biais notamment de modules de formation à la gestion de micro-entreprises.

Il faut que les emplois de demain soient créés sur l’ensemble de nos territoires, et il faut aussi donner l’opportunité aux jeunes de s’installer près de leurs lieux de travail. Toutes les mesures mises en place depuis 2007 et qui visent à favoriser l’accès à la propriété vont dans le bon sens. Il faut accentuer les dispositifs incitatifs permettant aux jeunes actifs de devenir propriétaires et de faire vivre nos territoires.

Valoriser l’engagement associatif, culturel, sportif et militant

Dans la construction personnelle de notre jeunesse, l’école constitue le pilier fondamental. Il doit toutefois, pour moi, s’accompagner de la promotion en parallèle des initiatives extra-scolaires tel que le sport, la culture, ainsi que l’engagement associatif et militant à partir du lycée.

Le milieu scolaire peut participer à ces activités enrichissantes en jouant le rôle de passerelle vers les associations et les clubs locaux.

C’est dans cette logique qu’il faut enfin mettre en place une réforme des rythmes scolaires, répartissant davantage les heures de cours sur l’année, au profit de journées moins chargées à l’école et permettant aux enfants de dégager du temps pour ces activités sportives, culturelles et associatives.

Promouvoir nos valeurs républicaines, au service de la cohésion nationale

Enfin, l’un des piliers fondamentaux pour garantir l’avenir de notre pays doit passer par la promotion de nos valeurs républicaines auprès des jeunes générations. Ce n’est qu’autour de ces valeurs que peut vivre la cohésion nationale nécessaire à l’épanouissement de chacun.

Il faut que chaque jeune Français puisse s’investir pleinement dans la construction permanente de notre Nation. L’épanouissement de chacun passe aussi par la reconnaissance que l’on reçoit de la communauté nationale, qui n’est possible que par un engagement civique et un respect des valeurs qui fonde notre vivre-ensemble.

En contrepartie, notre République doit poursuivre dans la voie de la promotion de l’effort et de la reconnaissance du mérite. Je suis favorable à ce que l’on multiplie les structures tels que les internats d’excellence – ne serait-ce que parce qu’elles constituent un formidable outil de motivation des jeunes pour obtenir de bons résultats scolaires – les écoles de la deuxième chance et les établissements d’insertion – qui ciblent les jeunes en difficulté scolaire. Si des moyens supplémentaires doivent être mis dans l’Education nationale, c’est dans cette voie de la promotion du mérite et de l’épanouissement personnel qu’ils doivent être dirigés.

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