Déclaration sur l’Agenda 21 pour 2014

L’agenda 21 est un document stratégique et opérationnel visant à mettre en œuvre les principes du développement durable sur un territoire.

Or les orientations qui nous ont été présentées ne sont en rien stratégiques et/ou opérationnelles.

Citons comme objectif :

– « favoriser le développement d’une agriculture respectueuse de l’environnement et de la santé des consommateurs ». Ceci n’est pas un objectif mais un principe.

– « une action dans le cadre de la charte et 10% de produits bio a minima dans la restauration collective ». Il s’agira pour cela de poursuivre simplement l’action de délivrance de repas bio une fois par semaine dans les cantines scolaires. Et quoi d’autre ? Comment répondre par une action concrète à ce principe ? Par exemple en créant un espace de dialogue entre la mairie et les agriculteurs exploitants sur le territoire savignien.

– « poursuivre la remise à niveau et le maillage des liaisons douces et renforcer l’usage des modes doux de déplacement, des transports en commun et du covoiturage ». Encore un principe et le résultat attendu : 29,5 km à reprendre et 15 km supplémentaires à l’issue du SD réseau vert, soit 200000E/an, et 20% de fréquentation supplémentaire des transports en commun ? Non Mme le maire, s’il y a fréquentation en hausse, c’est seulement parce que la France se paupérise, que les citoyens n’ont plus les moyens de disposer et d’entretenir un véhicule, encore moins pour passer à la pompe à essence, c’est ce qu’on appelle la précarité énergétique.

Les trois piliers du développement durable D

Quelques actions qui auraient pu être déployés au hasard :

– l’implantation d’arceaux de vélos,

– travailler sur une offre de bus plus attractive notamment sur les amplitudes horaires

Bref dans ces orientations ne ressortent :

– Aucun projet d’aménagement durable de la ville

– Aucun projet pour faciliter et favoriser les modes de transports doux

– Aucune politique d’achats durables

– Aucun projet de réhabilitation des bâtiments publics énergivores comme l’exige le projet de loi et qui sera examiné la semaine prochaine à l’Assemblée Nationale afin de lutter contre l’émission de GES, pas même une concertation avec les bailleurs sociaux

– Aucune politique pour favoriser et impulser de nouvelles filières économiques.

L’urgence écologique et l’importance du projet durable sont trop importantes pour qu’en 2014, dans la 5ème ville du plus grand département d’idf, les orientations en matière de Développement Durable se réduisent à la formulation de grands principes, pour lesquels nous adhérons bien évidemment.

Il faut des actions audacieuses. Les citoyens l’exigent. Et les générations futures le méritent. Assez de déclarations d’intention et plus d’actions.

Rapporteur pour UAAS : Natacha BEDHIAF

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