Et pendant ce temps, l’insécurité gagne du terrain…

Place du 19 mars 1962

Place du 19 mars 1962, au coeur du centre-ville de Savigny

L’insécurité semble avoir franchi un nouveau stade dans notre ville lundi 31 mai 2010. Vers 19h45, deux individus ont braqué le magasin ED situé place Elysée Reclus, en plein centre-ville. Armés d’un fusil à canon scié, ils sont repartis avec la caisse… Les Savigniens seront sans doute ravis d’apprendre qu’un braquage armé s’est déroulé en début de soirée dans un lieu où ils peuvent venir faire leurs courses et à quelques mètres de la gare où ils viennent prendre leur train le matin.

Cet événement aussi spectaculaire qu’inquiétant cache pourtant d’autres actes de violence et de vandalisme moins médiatiques mais qui se déroulent quotidiennement au coeur de notre ville, dans tous ses quartiers. Les commerçants sont particulièrement visés. Ainsi, dans la nuit du 13 mai dernier, des personnes mal intentionnées ont tenté de pénétrer à l’intérieur d’un commerce du centre commercial des Fontaines en s’attaquant au mur du bâtiment… avec une masse ! Le propriétaire avait déjà été la cible d’agressions physiques et de cambriolages.

Quelques jours plus tard, en pleine nuit, des malfaiteurs ont déclenché un incendie volontaire d’un gros container, provoquant une explosion dans la rue Léon Blum, située en centre-ville. Dans cette rue, les propriétaires d’un nouvel immeuble sont confrontés quotidiennement au squat du hall et à de multiples dégradations.

Les exemples sont nombreux. En tant qu’élu, je suis régulièrement informé d’actes malveillants commis au quotidien au cœur de notre ville. Ils sont souvent d’une très grande brutalité (vitres de véhicules brisés avec vols à la clé, agressions de personnes sans défense en pleine journée, dont un grand nombre d’enfants et d’adolescents à la sortie de l’école, du collège et du lycée…). Ces évènements sont toujours vécus, à l’échelle personnelle, comme de véritables traumatismes.

La municipalité semble n’avoir toujours pas compris que la sécurité est un enjeu majeur pour tous les Savigniens. Comment espérer faire vivre notre commune autour de commerces de proximité si ces derniers sont régulièrement attaqués ? Comment les familles peuvent-elles vivre sereinement si leurs enfants sont menacés de se faire agresser devant leur établissement scolaire ?

Alors bien sûr, l’insécurité est un phénomène difficile à combattre, nécessitant un travail de longue haleine aussi bien de prévention que de répression, mené en grande partie par l’Etat. Mais les communes, aujourd’hui toutes confrontées à ce problème, ont un rôle majeur à jouer en amont. Néanmoins, toutes ne sont pas prêtes à s’engager pour le résoudre, et Savigny semble faire partie de celles-là. Il y a des signes qui ne trompent pas. Avec trois policiers municipaux et quatre agents de surveillance de la voie publique (ASVP) pour l’ensemble de la ville et ses plus de 28 000 habitants, vous conviendrez que l’on ne peut être partout…

Sans compter l’absence de véritable politique en faveur des jeunes, que nous avions déjà dénoncée dans notre tribune libre de décembre 2009. Il est sidérant de constater que les associations de jeunes doivent elles-mêmes organiser des activités, comme la Fête de la Musique ou des tournois sportifs, faute d’action du Maire et de son équipe. Il est vrai qu’une municipalité ne peut tout faire. Celle de Savigny a fait son choix, en décidant notamment de privilégier l’entretien de son château plutôt que de prévenir le développement de l’insécurité à tous les niveaux. Et les Savigniens le subissent tous les jours…

  2 comments for “Et pendant ce temps, l’insécurité gagne du terrain…

  1. Nlemvo Phemba Didier
    juin 3, 2010 at 20 h 44 min

    Bonjour Hervé,

    Bon courage pour les efforts que vous fournissez pour résoudre ce pro-

    blème d’insécurité et pour toute votre action politique pour améliore la vie

    quotidienne des citoyens.

    Que Dieu vous benisse et vous accompagne.

    .

    Que Dieu vous benisse et vous accompagne.

  2. M.Saquet
    juin 3, 2010 at 21 h 31 min

    Bonsoir,

    Tout le monde s’accorde pour constater la dégradation de la sécurité dans notre ville. Les polices (municipale et nationale) manquent de moyens mais cela nous le savons depuis de nombreuses années … peut-être que cet état de fait peut changer?
    Cependant, ce n’est ni à la police, ni à l’état, ni à des associations de faire l’éducation des enfants et/ou adolescents. Les polices devraient certes être présentes de manière préventive voir répressive si besoin est mais pourquoi ne se pose t-on pas des questions dont les réponses amèneraient des solutions?
    Par exemple : le rôle des parents durant de nombreuses années? Leur responsabilité a t-elle était engagée? Pourquoi? Pourquoi a t-on “permis” à certains jeunes une escalade d’engagement de plusieurs années? Pourquoi beaucoup récidivent et narguent la police en toute impunité? Pourquoi la loi n’est-elle pas la même pour tout le monde (en effet, certains semblent jouir d’une immunité en se promenant sans casque à toute allure dans la ville et sur les trottoirs DES SEMAINES ENTIERES)?
    Je ne pense pas que l’on puisse remplacer l’éducation parentale par des airs de jeux, des associations, etc … une vie harmonieuse passe par l’adoption de valeurs communes et faire respecter ces valeurs est une volonté politique. Le clivage social que tout le monde constate n’est que le reflet d’une différence de traitement entre certaines classes sociales.
    Pour moi, ce n’est pas aux jeunes de faire la loi, mais ils doivent la respecter comme tout le monde.
    Quelle politique en faveur des jeunes pourrait les remettre dans le droit chemin alors qu’ils se croient, et ils le sont de fait, intouchables ? Ils ont déjà, me semble t-il, suffisamment de pouvoir … !!
    Tout processus a un début et une fin, il convient de traiter les causes et non les effets si nous souhaitons des effets durables et réels.

    Les constats devraient imposer par eux-mêmes l’inefficacité de la prévention et de la répression telles qu’elles opèrent aujourd’hui … à quand une réelle réflexion quant aux rôles nouveaux et nécessaires des polices, qui pour l’instant ne se déplacent que dans le cadre de procédures pénales?
    Les politiques en place actuellement en sont-elles capables? Les polices actuellement en place souhaitent-elles ces débats?

    Des questions ouvertes …

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